Si vous êtes en possession de vos Bibles,
veuillez tourner avec moi à Matthieu, chapitre 16. Une fois que vous y êtes,
suivez-en avec moi la lecture. Commençons à partir du verset 13:
13 Jésus, étant arrivé dans le territoire de
Césarée de Philippe, demanda à ses disciples: Qui dit-on que je suis, moi, le
Fils de l'homme?
14 Ils répondirent: Les uns disent que tu es
Jean Baptiste; les autres, Élie; les autres, Jérémie, ou l'un des prophètes.
15 Et vous, leur dit-il, qui dites-vous que
je suis?
16 Simon Pierre répondit: Tu es le Christ, le
Fils du Dieu vivant.
17 Jésus, reprenant la parole, lui dit: Tu es
heureux, Simon, fils de Jonas; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t'ont
révélé cela, mais c'est mon Père qui est dans les cieux.
18 Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que
sur cette pierre je bâtirai mon Église, et que les portes du séjour des morts
ne prévaudront point contre elle.
19 Je te donnerai les clefs du royaume des
cieux: ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu
délieras sur la terre sera délié dans les cieux.
20 Alors il recommanda aux disciples de ne
dire à personne qu'il était le Christ.
Le verset 13 nous aide à comprendre que
Jésus et ses disciples avaient quitté la Galilée et se trouvaient à présent à
Césarée de Philippe, situé comme indiqué sur la carte géographique dans vos
Bibles, légèrement à l'Est, en venant droit de Galilée. Contrairement à la
Galilée, Césarée était une ville profondément
influencée par la culture grecque. Ce fut là et pas ailleurs, en dépit de
toutes les marques d'idolâtrie et de promiscuité sexuelle généralisée, et
surtout dans ce lieu qui aurait pu être pour ses disciples la ville avoisinante
la plus étrangère et la plus païenne, que le Seigneur Jésus-Christ demanda à
ses disciples: « Qui dit-on que je suis, moi, le Fils de l'homme? »
Il y avait bien sûr beaucoup d'opinions qui circulaient à son sujet de la part
des uns et des autres, mais le Seigneur les interpella, disant: « Et
vous, qui dites-vous que je suis? » Question à laquelle Pierre
répondit en disant: « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. »
Rappelons en passant que ce n'est pas la
première fois qu'un de ses disciples le reconnaisse comme étant le Christ. Dans
Jean 1:41, environ 3 ans plus tôt, André, frère de Pierre a reconnu Jésus comme
étant le Christ: «Ce fut lui qui rencontra le premier son frère Simon, et il
lui dit: Nous avons trouvé le Messie (ce qui signifie Christ).» Toutefois,
le contexte dans lequel Pierre a fait cette confession est assez important pour
ne pas être pris en compte. Après tout, c'est une chose de reconnaître Jésus
comme Messie Juif, ce qu'il était d'ailleurs, dans ce cadre Juif et au bord du
Jourdain. Mais c'en est une autre chose de le confesser comme Messie Juif dans
un contexte typiquement païen. Il va de soi que la confession d'André lui avait
été autant révélée par Dieu que celle de Pierre, même si c'est à Simon Pierre
que le Sauveur donnera une proéminence qu'André n'aura jamais. « Et
moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église,
et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle »
(Matthieu 16:18).
Précisons que le premier nom
« Pierre » ou petroV
se réfère à une petite pierre tandis que le mot « pierre » ou petra, traduit du Grec, se réfère à un roc, un
rocher massif. [1] Cette
distinction nous permet d'affirmer que le Sauveur ne fait aucune allusion de
bâtir quoi que ce soit sur la personne de Pierre, et déduire de cela qu'il fut
le premier pape, relève plutôt de la fiction. En effet, si vous regardez de
près les différentes références au mot « pierre » ou
« rocher » dans les livres de l'Exode, des Nombres et surtout dans
celui de Deutéronome, au chapitre 32, vous vous apercevrez bien vite que c'est
le Seigneur lui-même qui nous est décrit comme étant: «Le Rocher dont les
œuvres sont parfaites, le rocher de son salut, le rocher qui t'a fait naître,
notre rocher. »[2]
Ainsi, vous voyez que ce n'est pas par un fait du hasard que le Seigneur
Jésus-Christ se retrouve avec ses hommes dans une ville païenne dont les idoles
étaient placées au bas de la colline pour leur dire: « Sur cette pierre je bâtirai mon
Église, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. »
En parlant ainsi, le Seigneur Jésus-Christ se démarquait très clairement, lui
le vrai Dieu, le Rocher d'Israël, d'avec tous les faux dieux dont s'entouraient
les païens. Le fait qu'il choisisse Césarée de Philippe pour faire cette
comparaison et ce contraste n'avait rien d'accidentel.
Avant de nous pencher sur l'expression clé
que j'utiliserai tout au long de ce message, à savoir: « Je bâtirai mon
église », permettez-moi tout d'abord de regarder à la dernière partie,
toujours dans Mt 16:18, qui dit: «que les portes du séjour des morts ne
prévaudront point contre elle. » Que signifie l'expression: « séjour
des morts »? La plupart des érudits bibliques sont persuadés que Jésus
faisait ici allusion à Job 38:17, « Les portes de la
mort t'ont-elles été ouvertes? As-tu vu les portes de l'ombre de la mort? »
S'il en est ainsi, cela veut dire que Jésus affirme que même la mort ne
prévaudrait point contre son église. Un fait que l'histoire n'a pas encore
démenti. Même si cela peut être la meilleure manière d'expliquer cette
expression, je ne suis jamais parvenu à ôter de ma tête l'explication que m'en
a donnée une fois mon ami, Jackie Feldman, lors d'un voyage organisé en Israël.
Jackie est un érudit Israélien qui parle couramment huit (8) langues et a une
parfaite connaissance de l'histoire juive. Ce jour-là, il m'a dit qu'il avait
toujours compris l'expression, « le séjour des morts » comme
étant le nom attribué par les rabbins et les Pharisiens du premier siècle aux
villes païennes. Selon lui, pour ces rabbins et Pharisiens, traverser une ville
païenne équivalait à passer par le séjour des morts. Si cela est vrai, vous
comprenez certainement tout le sarcasme qu'il y avait derrière ce que Jésus
disait. Le voici qui conduit ses disciples Juifs dans une ville entièrement
païenne, chose qu'ils considéraient comme passer par le « séjour des
morts » à cause de ses mœurs légères, et là, il les informe de sa
divinité, se décrivant comme étant le « Rocher », se démarquant des
« petites pierres » tout autour. En même temps, il leur déclare qu'il
bâtira son église, son « ecclésia », son assemblée, et prédit à ses
disciples juifs provinciaux que même les villes païennes, dans toute leur
immoralité et débauche n'empêcheront point la marche en avant de l'église de
Christ au moyen du message salvateur de l'évangile. Soyons-en sûr, rien
n'arrêtera le ministère de l'église qui est de propager l'évangile du Seigneur
Jésus-Christ. L'évangile avance et fait de grands pas en Afrique, en Chine, en
Iran, en Asie du Sud-Ouest et en Inde. Partout où se dresse une forte
opposition, c'est aussi là que l'évangile fait des progrès, en dépit de cette
forte persécution qui pense pouvoir le freiner pour un temps.
Cela dit, regardons encore notre texte
principal: « Je bâtirai mon église. » Trois choses à clarifier
avant d'en arriver à la question que je crois pertinente pour nous en ce
jour.
Tout d'abord, Jésus dit: « Je
bâtirai. » Comme quoi, c'est lui qui bâtit son église.
Pour ce faire, il va se servir de plusieurs outils ou matériaux, juste comme un
architecte ferait appel à des ingénieurs, des métallurgistes, des maçons, des
électriciens, des manœuvres et plusieurs autres corps de métier pour achever
son ouvrage. De la même manière, en bâtissant son église, le Seigneur
Jésus-Christ fera recours aux efforts de beaucoup de membres de son église,
tout en restant Celui qui la bâtit. Comme le déclare le Psaume 127:1, « Si l'éternel ne bâtit la maison, ceux qui la bâtissent
travaillent en vain... » L'Église de Christ ne fait pas exception à la
règle.
Ensuite, soyons aussi sûr et certain de
ceci: Jésus a dit qu'il bâtira son église et ce qu'il dit, il le fait. Il nous
semblera parfois que c'est tâche impossible, au même titre que lorsqu'il a fait
part de sa crucifixion et de son ensevelissement. On en arrive même à penser
que l'idée de bâtir son église ne verra jamais le jour et même vouée à l'échec,
comme ce fut le cas en Europe durant l'âge des ténèbres, même si comme en
témoigne ces deux derniers millénaires, il est entrain d'accomplir ce qu'il a
promis. C'est vrai qu'il y a des temps de marée haute et de marée basse, des
hauts et des bas, mais avec le temps, la force des eaux fera tache d'huile. Ne
tirez jamais des conclusions hâtives rien qu'à partir de ce que vous voyez à
l'instant, et ne doutez jamais des capacités du Seigneur Jésus-Christ de faire
ce qu'il a promis.
Troisièmement, ne minimiser jamais cette
promesse qu'il a faite de bâtir son église. Par église, Jésus parle de
congrégation, d''assemblée, un groupe de personnes appelées hors d'une
communauté plus large. En disant: « mon église », il
distinguait ainsi son église, qui est sa propriété, des autres communautés.
Jésus donc, ne parlait pas d'une assemblée immatérielle, invisible ou d'une
congrégation indistincte. Non, ce
dont il parle se vérifiera plus tard au chapitre 18:15ss au sujet de l'exercice
de la discipline par l'église. Il s'agit alors d'un groupe bien défini,
visible, palpable, issu d'une communauté plus large et comprenant une assemblée
qui lui appartienne en propre et qui existe pour accomplir ses desseins.
L'église « Calvary Road Baptist » se veut être une telle
église au service de Jésus-Christ, un groupe de personnes appartenant
exclusivement à Jésus-Christ. Nous nous sommes retrouvés membres de cette
église en répondant tout d'abord au message de l'évangile de Jésus-Christ.
Devenus chrétiens, nous obéissons volontairement aux ordonnances de l'église en
passant par les eaux du baptême pour faire partie de son corps, et en nous
soumettant à l'autorité de cette assemblée pour y recevoir instructions et y croître
dans notre vie chrétienne.
Tout ceci pris en compte, posons à présent
la question qui se cache derrière notre texte, à savoir, pourquoi Jésus dit-il:
« Je bâtirai mon église. » Pourquoi va t-il la bâtir? A quoi
bon? A quel fin? Et à quel objectif immédiat?
Tout d'abord, L'ÉGLISE EST LE LIEU OÙ JÉSUS
RASSEMBLE SES BREBIS
Je ne me rappelle pas tellement de la
source dans laquelle j'ai lu ceci pour la première fois, mais l'évangéliste
George Whitefield, peu de temps avant sa mort, avait une fois avoué que son
plus grand regret est de n'avoir pas réussi à rassembler ses brebis comme
l'avait réussi John Wesley.
Comme vous le savez, c'est à Wesley qu'a été attribué le mérite d'avoir
fondé le mouvement méthodiste qui a consisté en son temps à organiser des
réunions auxquelles participaient les nouveaux convertis pour l'enseignement et
l'adoration. Ce que ces géants de la foi chrétienne du Premier Grand Réveil
n'avait pas bien saisi, compte tenu certainement de leurs perspectives de
prêtres de l'église anglicane et diplômés de l'université d'Oxford, c'est que
le Seigneur Jésus-Christ est venu pour rassembler ses brebis, bien avant que
John Wesley ne le fasse. Et selon le Nouveau Testament, la bergerie dans
laquelle le Souverain Pasteur rassemble ses brebis, c'est ce que nous appelons
l'église locale.
Hébreux 13:20 se réfère à notre Sauveur
Jésus-Christ comme étant: « Le Grand Pasteur des brebis. »
Dans 1 Pierre 2:25, l'apôtre écrit à ses lecteurs comme étant ceux qui sont:
« retournés vers le pasteur et le gardien de vos âmes. » Et 1
Pierre 5:4 identifie notre Seigneur Jésus comme « Le Souverain Pasteur. »
Ainsi vous voyez, Jésus est le Grand Pasteur, le Souverain Pasteur et les
chrétiens sont ses brebis. Étant ses brebis, que fait-il de nous? Nous laisse t-il
à nous-mêmes nous débrouiller tout seul? Du moins, c'est ce que pensent
certains au vu de leur approche de l'église dans laquelle se mêlent succès et
échecs. Pourtant, le croyant sage sait parfaitement bien que l'église est pour
lui, non seulement un havre, un refuge mais aussi un lieu d'instruction.
Lorsqu'un pécheur est exposé à l'évangile
du Seigneur Jésus-Christ, soit il refuse l'offre que Dieu lui fait de son Fils,
soit il l'accepte. Si le pécheur y répond favorablement, c'est dans la volonté
de Christ pour sa vie qu'il soit baptisé afin de se joindre à l'église établi
par Christ. Une fois membre de l'église locale, lieu où Jésus rassemble ses
brebis, le chrétien membre reçoit la protection du berger-assistant, qui est le
pasteur, et est équipé pour servir Christ plus efficacement. C'est de cela que
nous parle Éphésiens 4:11-12:
11 Et il a donné les uns comme apôtres, les autres
comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et
docteurs,
12 pour le perfectionnement des saints en vue
de l'œuvre du ministère et de l'édification du corps de Christ,
Ensuite, L'ÉGLISE EST LE LIEU D'OÙ
PROGRESSE L'ÉVANGILE
Le Seigneur Jésus-Christ a prédit qu'il
bâtira son église dans Matthieu 16:18. Dans Matthieu 18:15 et suivants, il a
donné instruction pour ce qui concerne l'exercice de la discipline dans
l'église. Toutefois, c'est dans Matthieu 28:18-20 que nous retrouvons le mot
d'ordre ou mission qu'il assigne à son église:
18 Jésus, s'étant approché, leur parla ainsi: Tout pouvoir m'a été donné dans
le ciel et sur la terre.
19 Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du
Père, du Fils et du Saint Esprit,
20 et enseignez-leur à observer tout ce que
je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin
du monde. Amen.
Examinez à fond le Nouveau Testament, vous
n'y trouverez aucune institution à laquelle
il a été donné mandat de faire des disciples pour Jésus-Christ autre que
l'Église. Certes, vous avez toutes ces organisations para-ecclésiales qui sont
presque partout, Campus pour Christ, l'Association des Femmes pour l'Étude de
la Bible, et bien d'autres, mais il n'appartient qu'aux églises avec leurs
pasteurs et diacres de faire et d'enseigner des disciples de toutes les nations,
de les baptiser au nom du Dieu trinitaire, et de donner aux nouveaux chrétiens
l'instruction qui leur manque.
Comment sommes-nous sûrs que la Grande
Commission de notre Seigneur Jésus-Christ n'a été assignée qu'aux églises et
non à des chrétiens individuels? Les chrétiens individuels ne sont pas en
mesure d'évangéliser à la fois localement et à l'étranger comme le feraient les
églises. Ils ne sont pas non plus autorisés, comme c'est le cas des églises, à
célébrer ou administrer les ordonnances que sont le baptême et la sainte cène;
et ne peuvent pas non plus assurer une surveillance pastorale adéquate comme
cela se ferait dans une église locale (Hébreux 13.17). Vous voyez comment
est-ce que beaucoup de ces notions non-scripturaires dépouillent les églises du
temps, du talent et du trésor des chrétiens pour les détourner et investir
leurs efforts d'atteindre les autres pour Christ dans des organisations
factices non-autorisées par la Parole de Dieu. Jésus a fondé son église pour
accomplir la Grande Commission, et n'a donné ce mandat à aucun autre organisme
que ce soit. L'Église est le lieu d'où l'évangile retentit.
Troisièmement,
L'ÉGLISE EST LE LIEU DE VÉRITÉ D'OÙ LA VÉRITÉ EST EXPOSÉE
Remarquons ce qu'écrit Paul dans 1
Timothée 3:15, « mais afin que tu saches, si je tarde,
comment il faut se conduire dans la maison de Dieu, qui est l'Église du Dieu
vivant, la colonne et l'appui de la vérité. » Dans ce verset, l'apôtre
de Jésus-Christ identifie l'Église du Dieu vivant, cette assemblée dans
laquelle on célèbre les ordonnances et à partir de laquelle partent les efforts
d'évangélisation, comme étant l'appui et la colonne de vérité. Quelle
déclaration remarquable! Dans ce verset deux merveilleuses responsabilités sont
assignées à une église comme la nôtre. La colonne et l'appui sont deux
importantes composantes d'une structure imposante. La colonne, c'est l'élément
visible qui soutient l'édifice, et l'appui se réfère à la partie de la
structure qui en assure la stabilité.
Ainsi donc, les facultés théologiques ne
sont pas la colonne et l'appui de la vérité. Les écoles et instituts bibliques
ne sont pas la colonne et l'appui de la vérité. Les églises, les assemblées
comme la nôtre sont les lieux d'où l'on enseigne la vérité et d'où l'on tient
ferme à ce que cette vérité soit appliquée de manière efficace et vivace.
N'est-ce pas qu'ailleurs, Paul identifie les membres de l'église auxquels il
écrit comme étant une lettre connue et lue de tous les hommes. Lorsque les gens
nous regardent, nous observent, nous écoutent, lorsqu'ils sont exposés à
l'évangile que nous prêchons, voilà comment nous accomplissons ce à quoi le
Seigneur Jésus-Christ nous a appelés, chose qu'aucune institution n'est appelée
à faire à notre place. C'est en apportant cette Parole de vie que nous lui
rendons gloire. L'église est le lieu d'où la Parole de Dieu doit avoir la plus
grande importance.
Finalement, L'ÉGLISE EST LE
LIEU OÙ LES CHRÉTIENS ADORENT DIEU ET S'EXHORTENT RÉCIPROQUEMENT
Nous vivons dans un monde dur et froid.
Beaucoup s'acharnent à anéantir nos efforts d'amener les gens à Christ, pensant
ainsi nous décourager et nous priver de la joie que Dieu nous réserve suite à
l'implantation du Saint-Esprit dans nos vies. Dans un environnement qui se
dégrade, notre Seigneur a établi pour nous un lieu de refuge où nous pouvons
nous rassembler pour l'adorer et nous exhorter réciproquement. Notre église est
ce refuge, Hébreux 10:22-25:
22 Approchons-nous avec un cœur sincère, dans
la plénitude de la foi, les cœurs purifiés d'une mauvaise conscience, et le
corps lavé d'une eau pure.
23 Retenons fermement la profession de notre
espérance, car celui qui a fait la promesse est fidèle.
24 Veillons les uns sur les autres, pour nous
exciter à la charité et aux bonnes œuvres.
25 N'abandonnons pas notre assemblée, comme
c'est la coutume de quelques-uns; mais exhortons-nous réciproquement, et cela
d'autant plus que vous voyez s'approcher le jour.
Veuillez bien regarder le début des
versets 22, 23 et 24. Le verset 22 commence par: « Approchons-nous... »,
le 23 par: « Retenons... », et finalement le 24, par: « Veillons... »
Je pourrais prêcher toute une série de messages rien que sur ces trois versets,
mais il nous suffira ce matin de nous rendre compte que l'auteur aux Hébreux
interpelle ses lecteurs à faire quelque chose ensemble. S'il te plaît, ne te
retire pas comme d'habitude, ne te mets pas en marge comme si tu étais obligé
de le faire. Non! Il y a quelque chose que nous devons faire ensemble.
Approchons-nous... ensemble. Ensemble,
retenons fermement la profession de notre espérance, car celui qui a fait la
promesse est fidèle. Veillons les uns sur les autres, pour nous exciter à la
charité et aux bonnes œuvres... ensemble. Le verset clé bien sûr, c'est le
verset 25. Comment pouvons-nous faire tout cela ensemble? En n'abandonnant pas
notre assemblée comme c'est la coutume de quelques uns, toujours au v25. Vous
voyez, c'est seulement, comme nous le dit l'injonction, lorsque nous sommes-là,
tous ensemble, que nous pouvons nous exhorter les uns les autres.
Découragé? Déprimé? Dépassé? Désabusé?
Défait? Déçu? Oserais-tu nier que tu as besoin d'être exhorté, encouragé,
relevé, et le moral remonté? Malheureusement, ils sont tellement nombreux
ceux-là qui manquent à l'appel et ne sont pas où il faudrait être pour être
secourus, pour que toi et moi puissions être guéris de nos blessures et adorer
le Seigneur ensemble. L'église est ce lieu où Christ voudrait que tu sois.
Romains 5:6 nous dit que Christ est mort
pour des impies; Romains 5:8 déclare que Christ est mort pour nous; Romains
14:15 nous enseigne que Christ est mort pour mon frère en la foi;
1 Corinthiens 8:11 révèle que Christ est mort pour le frère qui est
faible; et 1 Corinthiens 15:3 montre que Christ est mort nos péchés selon les
Écritures. Te vois-tu impie? Alors, tu es la personne idéale à laquelle est
destinée le salut en Christ. Pourquoi cela? Christ est mort pour toi. Cela
t'honore, te donne de la valeur et te montre combien Dieu t'aime. Si tu ne lui
étais pas précieux, pourquoi
enverrait-il son Fils mourir pour toi?
Puis-je vous dire quelque d'important? Tu
sais que Christ s'est donné lui-même pour toi. Son sacrifice pour toi, tu le
sais bien, démontre la profondeur de combien il prend soin. En plus de
cela, sais-tu qu'il s'est donné
lui-même à son église? Bien dit car Éphésiens 5:25 affirme que: «
Christ a aimé l'Église, et s'est livré lui-même pour elle. » Il a
dit qu'il bâtirai son église et voici que l'apôtre Paul nous dit qu'il s'est
donné lui-même pour son église. Pourquoi? Eh bien, pour se faire un lieu où
rassembler ses brebis, un lieu d'où retentira et progressera l'évangile, un
lieu de vérité, qui expose la vérité et un lieu où les croyants se retrouvent
pour l'adoration et l'exhortation réciproque.
A la lumière de tout ce qui a été dit, il
se peut que ta communion avec « Calvary Road Baptist Church »
ait besoin d'un nouveau départ ou d'un nouveau regard. Puisque Jésus a dit
qu'il bâtira son Église, et du moment où Paul nous dit que Jésus s'est donné
lui-même pour l'église, n'est-ce pas que l'église mérite que tu lui accordes un
peu plus de ton temps et un peu plus d'intérêt... mais évidemment, cela ne se
fera qu'une fois que tu sois devenu chrétien. C'est le point de départ.
Quel Sauveur merveilleux je possède en
Jésus-Christ! Il est non seulement mort pour me sauver de mes péchés, mais il
est aussi le bâtisseur de l'Église qui est une bénédiction pour moi, mais aussi
pour bien d'autres.
[1] Fritz Rienecker & Cleon Rogers, Linguistic Key To The Greek New Testament,
(Grand Rapids, MI: Regency Reference Library, 1980), page 49.
[2] Deutéronome 32:4, 15, 18, 31